Or, Livret A, obligations, actions : le best of des placements

les échos – Edouard Lederer / Journaliste au service Finance | 
L’ARGENT DES FRANÇAIS – Ces placements dits sans risque captent une bonne partie de l’épargne des Français, au détriment en particulier des actions.

L’or est toujours une valeur refuge

La « relique barbare » n’a pas usurpé sa réputation de valeur refuge au plus fort de la crise : son prix s’est envolé en 2011 au plus fort des inquiétudes pesant sur la zone euro, malgré les inconvénients qu’il présente pour un « simple » épargnant : pas de rendement, frais de garde assez élevés, et taxation au moment de la revente. Loin des sommets de 2011 – l’once atteint alors un record de 1.921 dollars – elle tourne désormais autour de 1.200 dollars.

Le Livret A comme lot de consolation

Les épargnants ayant placé leurs liquidités sur un livret réglementé peuvent se targuer d’avoir conservé – et même arrondi – leur épargne malgré des années de tempête financière. Mais par sa politique monétaire, la BCE a écrasé les taux d’intérêt, et au passage les rémunérations des livrets. Encore de 4 % en 2008 – presque un autre siècle à l’échelle de la finance – le Livret A rapporte désormais 1 % par an. Un taux que la Banque de France estime encore généreux.

Obligations, la quête du rendement

Pour les particuliers, obligation rime avec assurance-vie, car c’est au sein de cette enveloppe qu’ils peuvent accéder à ces actifs. Les épargnants ont boudé ce placement phare en 2012, avant d’en retrouver le chemin ces derniers mois. Leur choix se porte sur les fonds en euros garantis – plutôt investis en obligations d’Etat – mais dont les rendements diminuent. Une chance pour les unités de compte davantage placées en actions et obligations d’entreprise.

Actions, les montagnes russes

Les Français n’aiment guère les actions. Ce qui a peut-être évité aux épargnants de trop grandes déconvenues. L’indice CAC 40 a presque été divisé par trois entre 2007 et 2009, mais a connu un retour de forme spectaculaire ces derniers mois. De quoi – un peu à contretemps – susciter un regain d’intérêt des « boursicoteurs » qui restent toutefois peu nombreux. Il y avait 6,9 millions d’actionnaires individuels fin 2008 contre à peine… 3,6 millions fin 2014.